jeudi, avril 22, 2021
Autre

Ronit Elkabetz brillante, engagée et dégagée par le cancer

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Rattrapée par le cancer Ronit Elkabetz s’est éteinte aujourd’hui. Une voix pour toutes les femmes qui ne peuvent en avoir, contre le système, pour l’amour le plus profond qui soit, et pour la liberté. Elle voulait s’attaquer “au système“, aux archaïsmes, à l’Etat, aux religieux qui étouffent aujourd’hui encore son pays – Israël – et les femmes, soumises au bon vouloir de leur mari, de leur père… aux désirs des autres en somme. Elle, l’ancienne mannequin à la plastique de star hollywoodienne, elle “parlerait”, elle s’engagerait pour toutes celles qui n’ont pas eu de voix. L’actrice et réalisatrice, Ronit Elkabetz, s’est éteinte ce mardi 19 avril, à l’âge de 51 ans, des suites d’un cancer. “Trop tôt” lit-on d’ores et déjà dans les messages qui célèbrent, sur Twitter, son engagement.

 

Née à Beer-Sheva, au sud d’Israël, dans une famille juive marocaine de quatre enfants – un foyer modeste, la mère était coiffeuse, le père employé des postes -, Ronit Elkabetz ne cessera d’explorer la condition féminine, mais aussi ses liens voire ses chaînes avec la famille, cette “chose [qui pour le”meilleur” et pour le “pire”] vous poursuit toute votre vie”. Après avoir été à l’affiche de nombreux films, récompensée dès 1994 par l’Ophir [le César israélien] de la meilleure actrice pour Sh’Chur, long métrage réalisé par Shmuel Hasfari, Ronit Elkabetz s’installe en France, où elle espère “ouvrir une nouvelle porte.” Et passe derrière la caméra. En famille toujours, avec son frère, Shlomi.

 

Inséparables, ils imaginent, co-écrivent, co-réalisent Prendre femme (2004), premier volet autobiographique d’une trilogie à succès clôt en 2014 avec leur dernier film Gett et la liberté retrouvée du personnage principal, Viviane, (jouée par Ronit Elkabetz elle-même), une femme dont le mari a finalement accepté de divorcer.

Pourriture de cancer.