vendredi, avril 23, 2021
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Emoji : l’histoire de pictogrammes qui envahissent le monde

Emoji : l'histoire de pictogrammes qui envahissent le monde

Bien souvent confondus avec les smileys créés en 1972 par un français, les emoji (ou émojis) nous viennent tout droit du pays du Soleil-Levant. Après être difficilement sortis du Japon, ils ont aujourd’hui envahi les téléphones du monde entier. Mais d’où viennent-ils vraiment ?

Véritable succès au Japon

Créés en 1999, les emoji (“e” signifiant dessin et “moji” caractère) ont été inventés par l’opérateur NTT DoCoMo. À l’origine, ces pictogrammes étaient au nombre de 176, tous en noir et blanc et représentaient simplement la météo, des kanji (idéogrammes chinois) mais aussi des lieux ou activités. Ils étaient particulièrement utiles pour palier la limitation des caractères lors de l’envoi de messages. Rapidement, les emoji ont envahi les téléphones japonais et ont particulièrement séduit les adolescents et jeunes adultes, qui en sont friands aujourd’hui encore.

Un succès tardif dans le reste du monde

Rapidement adoptés au Japon, mais boudés par le reste du monde, les emoji sont longtemps restés cloîtrés sur l’archipel. Ce n’est qu’en 2009 que les emoji feront leur apparition sur Gmail. Et il faudra patienter jusqu’en 2010 pour voir plus de 700 pictogrammes intégrer la table de caractère internationale Unicode. Un immense pas vers l’avant et la sortie de l’isolement nippon, puisque les emoji peuvent désormais être utilisés par tous les systèmes d’exploitation et partout dans le monde. Et enfin connaître, le succès et l’utilisation qu’on leur sait aujourd’hui, sans aucun doute accentués par l’apparition des smartphones.

Après avoir traversé les années et résisté aux changements de plateformes (MSN, Skype…), c’est quelques 1851 emoji que nous comptons sur notre clavier de téléphone à l’heure actuelle. Et aujourd’hui, français comme japonais utilisent ces emoji quotidiennement pour décrire leur émotions ou leur envies. Une nouvelle façon d’écrire qui ne semble pas prête à tirer sa révérence.