jeudi, mai 6, 2021
Santé

Tout savoir sur la sexsomnie

Tout savoir sur la sexomnie

Vous connaissiez le trouble du somnambulisme… Mais aviez-vous déjà entendu parler de la sexsomnie ? On vous explique tout : de son origine à son traitement.

Sous-type de parasomnie, le trouble du sommeil que représente la sexsomnie est également appelé « somnambulisme sexuel » ou « sexambulisme ». Vous l’aurez compris, il s’agit donc d’une forme de somnambulisme qui implique une activité sexuelle en phase de sommeil. Pour autant, si l’idée de cette affection peut faire sourire, elle n’en reste pas moins pénible à vivre au quotidien.

Comment identifier la sexsomnie ?

Ce qu’il ne faut pas oublier de préciser, c’est bien que, à l’instar des crises de somnambulisme classiques, la sexsomnie se manifeste chez un patient endormi, qui s’adonne à une activité sexuelle en toute inconscience. Difficile donc de savoir que l’on est atteint d’un trouble dont on en oublie les manifestations au petit matin… De ce fait, l’une des premières questions qu’un sexsomniaque qui s’ignore viendrait sûrement à se poser, c’est bien la suivante : quels sont les signes qui témoignent d’une sexsomnie ? Le sexsomniaque lui-même n’ayant pas souvenir, ni même conscience de ces actes (et de leur possible gravité), la sonnette d’alarme est systématiquement tirée par une tierce personne. Comment reconnaître le trouble ?

  1. Le sexsomniaque force à l’essai d’une position sexuelle non-habituelle.
  2. Il ne parle pas durant l’acte réalisé en phase d’insomnie.
  3. Il ne se montre absolument pas affectueux envers sa partenaire (aucun signe de caresses, bisous, câlins, etc.)
  4. Le sexsomniaque pratique une masturbation non-dissimulée en phase de crise, sans s’en rappeler le lendemain.

Quelles en sont les causes ?

Plusieurs études ont été menées sur le sujet, et plusieurs facteurs semblent entrer dans la relation de causalité :

  • L’apnée du sommeil
    En entraînant des réveils à plusieurs reprises au cours de la phase de sommeil, parfois même de manière inconsciente, l’apnée du sommeil pourrait entraîner des crises de sexsomnie.
  • Une grande fatigue
    C’est bien connu, le manque de sommeil peut entraîner de nombreux dysfonctionnements, dont potentiellement le « sexambulisme ».
  • Un grand stress
    A l’image du manque de sommeil, le stress peut causer divers troubles, dont cette forme de somnambulisme sexuel.
  • Une trop forte consommation d’alcool et/ou de drogues
  • Un choc émotionnel

Comment soigner ce trouble du sommeil ?

A chaque problème, sa solution. Si d’autres traitements plus ciblés viendront certainement accélérer la guérison de ce trouble d’ici les années à venir, certaines dispositions peuvent déjà être prises pour pallier le problème et, surtout, le soigner :

  • Une consultation chez un psychiatre
  • La mise en place d’une psychothérapie
  • La prise d’antidépresseurs

Toutefois, avant même d’imaginer soigner le trouble avec quel que médicament ou thérapie que ce soit, il est important d’analyser les situations qui ont tendance à entraîner la survenue des crises. En pointant du doigt les facteurs de risque et en adaptant son comportement, le sexsomniaque peut alors espérer atténuer l’affection.

  • Faire un travail sur ce qui provoque un gros stress chez le patient
  • Trouver des solutions pour se détendre (relaxation, méditation, tisanes, boissons aux plantes)
  • Ne pas manger trop lourd le soir et évincer les excitant de son dîner (alcool, notamment)
  • Ne pas exciter son organisme avant d’aller se coucher (éviter les exercices excitants/violents le soir)