mardi, octobre 19, 2021
Santé

Agathe Auproux : Le lymphome dont elle souffre, c’est quoi ?

La belle Agathe Auproux

Stupeur et tremblements. Le lundi 11 mars, les « Fanzouzes » et les autres followers d’Agathe Auproux ont fait la découverte de son terrible message sur Instagram. La jeune femme y annonce qu’elle est atteinte d’un lymphome. Qu’est-ce que ce cancer ?

Une annonce choc sur Instagram

« Bon, je dois vous dire quelque chose. J’ai un cancer. Un lymphome exactement ». Les mots de la jeune femme de 27 ans sur le réseau social Instagram ont provoqué une levée de compassion du côté de plusieurs milliers d’internautes et également du côté de la sphère médiatique. En chimiothérapie depuis la mi-décembre selon ses dires, Agathe Auproux s’annonce combattive et acharnée face à la maladie : « Je n’ai absolument pas honte d’être malade. Je suis malade. Et je vais guérir. Mon corps abrite des cellules cancéreuses que je suis en train de combattre, mon énergie elle, est en pleine forme », a rassuré Agathe Auproux, chroniqueuse de l’émission Balance Ton Poste, sur la chaîne C8.

 

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Bon, je dois vous dire quelque chose. J’ai un cancer. Un lymphome exactement. Je suis en chimiothérapie depuis mi-décembre et pendant encore trois mois. Je suis souvent à l’hôpital, je suis très fatiguée, je perds mes cheveux, j’ai un cathéter que je déteste placé sous ma peau. Mais tout va bien. Tout va bien. Je me repose. Je ne vais pas mourir. Je réponds très bien au traitement. J’avais juste besoin d’arrêter de mentir, ou tout du moins d’arrêter de faire semblant ici devant vous tous les jours. Je fais un métier d’image et je pensais que ce serait plus facile de garder tout ça pour moi. C’était finalement devenu complètement schizophrénique et oppressant. C’est plus sain de l’assumer. Ça me soulage. Je n’ai absolument pas honte d’être malade. Je suis malade. Et je vais guérir. Mon corps abrite des cellules cancéreuses que je suis en train de combattre, mon énergie elle, est en pleine forme. Je ne laisse pas au cancer plus de place dans ma vie que dans ces cellules-là. Ma reconnaissance infinie au personnel médical et hospitalier qui m’accompagne depuis le début (depuis septembre 2018 et les premiers examens avant de poser un diagnostic, sept mois déjà!), et à mes proches qui vivent ça à mes côtés. Une pensée pour ceux touchés par la maladie, de près comme de loin. Je suis avec vous, de tout mon cœur. Voilà. Donc c’est dit, et c’est montré. Je me sens déjà mieux. Je ne cherche ni attention ni compassion, je suis juste contente que vous le sachiez. Pour ma tranquillité d’esprit, qui est primordiale et que j’espère retrouver avec cette démarche de vérité. Avec tout mon amour. Prenez soin de vous.

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Le lymphome, un cancer méconnu bien que répandu

Malheureusement pour certains et heureusement pour d’autres, le lymphome a deux visages. Alors qu’il peut s’avérer bénin et témoigner d’une faible évolution dans un premier cas, il peut également s’annoncer malin et évoluer très rapidement dans le second. Basé au niveau du système lymphatique, les cellules cancéreuses s’attaquent donc directement au système immunitaire de l’organisme. Pour mieux comprendre, il faut s’imaginer que la lymphe, le liquide incolore qui véhicule normalement les cellules de défense à travers un circuit de vaisseaux et de ganglions, se voit alors attaqué par des cellules devenues invasives. Représentant la forme d’hémopathie (soit la maladie du sang) maligne la plus fréquemment rencontrée, le lymphome se décline en différentes catégories.

S’il en existe près de 80 sous-types différents, la répartition des lymphomes se fait en deux clans distincts :

  1. les lymphomes non hodgkinien (LNH), qui regroupent près de 80 % des cas diagnostiqués
  2. les lymphomes hodgkiniens (LH), également connus sous la dénomination de « maladie de Hodgkin ».

Méconnu, bien que ce soit l’un des cancers les plus retrouvés chez les enfants, le lymphome atteint plus de 11 000 personnes supplémentaires en France, chaque année, selon les chiffres de l’Institut Curie.

Le traitement du lymphome

Si le diagnostic de la maladie est assez difficile, en raison notamment des nombreuses déclinaisons dont elle fait l’objet, plusieurs actions curatives existent. Le traitement est adapté en fonction de l’âge du patient et de ce que le corps médical nomme les « facteurs pronostiques ». La chimiothérapie constitue l’une des principales solutions de traitement, bien que certaines actions tels qu’une autogreffe, une radiothérapie, des injections d’anticorps et autres traitements thérapeutiques peuvent entrer dans le cadre du traitement.