lundi, avril 22, 2019
Santé

Le combat de Fabienne Blain pour faire connaître la schizophrénie

Femme sur le sol, malade psychique

Dédoublement de personnalité, violence, développement mental retardé, renfermement, paresse… Nombreux sont les clichés qui entourent le trouble de la schizophrénie. Pour les combattre, Fabienne Blain, porte-parole du collectif Schizophrenies. Qui est-elle et comment s’articule son combat, on fait le point.

Un collectif pour sensibiliser

Trouble psychotique mental sévère et d’ordre chronique affectant le comportement et la perception, la schizophrénie touche près de 23 millions de personnes à travers le globe, pour une estimation d’environ 600 000 personnes en France. Souvent mal perçue, la schizophrénie est également très mal comprise voire même méconnue en raison des nombreux clichés et préjugés qui gravitent autour. « A chaque fois que l’on veut parler de schizophrénie, il faut toujours commencer par déconstruire les idées reçues. Et comme l’attention des gens est limitée, on s’arrête à ce niveau, sans finalement jamais expliquer ce que c’est », a expliqué Fabienne Blain au journal Le Monde. Fabienne Blain, c’est la présidente de l’association Promesses et là porte-parole du collectif Schizophrénies. Créé en 2016, le collectif est le fruit de l’union de six associations, dont les principaux objectifs sont :

  1. « Faire entendre la voix des patients et des familles les représentant »
  2. « Renforcer l’information sur cette pathologie »
  3. « Mobiliser l’opinion et la puissance publique pour permettre la mise en place de solutions à la hauteur de l’enjeu de santé publique »

Fabienne Blain, une lutte acharnée

Si Fabienne Blain s’engage quotidiennement en qualité de membre du collectif Schizophrénies, les raisons de son implication vont bien au-delà du cercle associatif. Mère d’un enfant schizophrène, Fabienne Blain ne connaît que trop bien le quotidien avec la maladie. Au sein du média Huffington Post, Fabienne Clain se décrit d’ailleurs comme étant porte-parole du Collectif Schizophrénies, avant d’ajouter « après avoir expérimenté bien malgré moi le statut d’usager du service public de la psychiatrie ».

Et pour cause : mère d’un jeune enfant schizophrène, Fabienne Blain déplore la profonde solitude dans laquelle sont plongées de nombreuses familles concernées par le trouble. Par ailleurs, le manque d’information et parfois même de considération ne manquent pas de faire obstacle aux personnes malades ainsi qu’à leur entourage quant à la gestion de crise. « À Paris, si vous appelez les urgences de l’hôpital psychiatrique pour dire que votre enfant va mal, on va vous dire de l’amener sur place. Mais comment faire si celui-ci refuse tout soin ? Et si vous appelez SOS Médecins ou les pompiers, ils vous diront que la psychiatrie, ce n’est pas leur compétence. » a-t-elle commenté dans le média La Croix.

Ainsi, Fabienne Clain, aux côtés de nombreuses autres associations, continue de se mobiliser pour tenter de faire évoluer la prise en charge et l’information dans l’opinion populaire.