dimanche, avril 21, 2019
Voyages

La FUAJ en redressement judiciaire

Concept de voyage avec femme

Le réseau français des hébergements collectifs pour les jeunes, la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ) a été placée en redressement judiciaire pour une durée fixée à six mois. On fait le point.

Une deuxième chance accordée à la FUAJ

La sonnette d’alarme est tirée. Deuxième chance dans l’échelle des procédures collectives liées aux difficultés de paiement dans le cadre d’une activité professionnelle concernant les commerçants, les professions libérales ou les entreprises, le redressement judiciaire intervient lorsque l’activité en question peut encore, malgré les déboires financiers, être sauvée. La Fédération Unie des Auberges de Jeunesse entend bien, à l’avenir, se relever et se montrer sous un nouveau jour. Pour ce faire, le réseau des auberges de jeunesse fera l’objet d’un grand projet de réorganisation. « Un plan de restructuration est en préparation, on espère présenter un projet dans deux mois », a expliqué David Le Carré, nouveau délégué général de la FUAJ, au média Le Berry Républicain.

Evolution de la demande

Adressées initialement aux jeunes en voyage, sans grandes ressources financières, à ce jour, les auberges de jeunesse ne manquent pas de séduire un plus large public comme les familles ou les amateurs d’expériences insolites. Ainsi, les demandes n’ont fait que s’accroître ces dernières années, sans compter l’ombre omniprésente de la concurrence des hébergements touristiques privés : ces deux facteurs auront finalement précipité la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse (FUAJ) tout droit vers le redressement judiciaire, prononcé le 20 décembre pour six mois.

Le réseau d’hébergements collectifs jeunesse

La Fédération Unie des Auberges de Jeunesse, c’est pas moins de 54 auberges de jeunesse en voyage sur le territoire français. Ainsi, si la direction de la FUAJ compte bien faire de ce redressement judiciaire un lointain souvenir, la situation n’en reste pas moins inquiétante pour les mois à venir. A la question qui consiste à savoir si certains établissements vont devoir mettre la clé sous la porte, « ce n’est pas exclu, évidemment. Aucune décision n’a été prise dans ce sens aujourd’hui, mais c’est une option, malheureusement », a répondu David Le Carré, bien qu’il se soit affirmé plutôt « optimiste » quant à l’issue de la procédure.